garder le controle du pot

26 mars 2008 par  
Classé dans stratégie

 

 

Article par Stuart Rutter 

 

Vous relancez en bonne position avec :Ah :Ad et vous êtes content de voir que la small blind call.

Le flop donne :Jh :7c :7d et votre adversaire suit votre mise à hauteur du pot.

La turn donne un petit :2s et votre opposant re-check une nouvelle fois.

Il y a 2 000 dans le pot et vous avez tous les deux 8 000 en jetons.

Que devez vous faire?

 

-Gardez le contrôle

Ici, comme dans beaucoup de cas, je préconiserais un check à la turn, même s’il est fort probable que vous soyez devant.

Ce raisonnement fait suite à la minime possibilité que votre adversaire vous ait suivi avec une paire de valets ou un sept.

Une mise à la turn vous ferait perdre le contrôle du pot et pourrait vous couter la totalité de vos jetons.

L’éventail de mains de votre adversaire est tellement grand qu’il est important d’analyser toutes les possibilités.

Les meilleures possibilités sont AJ, KJ et QJ ou des petites paires comme 99 ou 88.

Mais ici, il y a la possibilité que votre adversaire possède déjà un brelan de sept, cela doit vous inciter à checker.

Notre problème est que ce type de soft play colle parfaitement avec une grosse main.

Avec une main comme AJ, beaucoup d’adversaires auraient check-raisé le flop, donc le simple call devrait vous alerter.

L’autre facteur crucial qui doit vous pousser à checker est qu’il fort improbable que votre adversaire soit à tirage.

Un tel check à la turn ne nous fait-il pas perdre de la valeur? Je dirais que non.

Notre check à la turn rend notre main invisible et nous met sur une main faible.

Cela veut dire que nous récupèrerons beaucoup de valeur sur la river.

Ainsi je verrai comment mon adversaire réagit sur la river et après j’aviserai.

J’espère que la river ne donnera pas une carte intéressante à mon adversaire (par exemple: un valet ou un sept)

Brelan de sept ou mieux

Si mon adversaire possède une grosse main, il devrait alors miser gros sur la river une fois l’action ralentie à la turn.

Peu importe le montant de la mise, il est pratiquement sûr que nous allons suivre sa mise.

Cependant, cette perte est beaucoup moins importante que si nous avions misé sur la turn.

La beauté de notre check à la turn est qu’il permet de sous-évaluer notre main.

Cela est très utile contre une très belle main.

 

Notre adversaire possède une paire de valets ou un autre paire

Mettons notre adversaire sur ce type de main et disons qu’il possède une main comme QJ.

Contre la plupart des joueurs, il serait difficile de se faire payer à la turn

et à la river car votre adversaire passera avec une telle main.

Vous verrez que beaucoup d’adversaires donneront beaucoup de crédit à votre seconde mise

et passerons à la turn ( et encore plus avec une petite paire).

Cependant, cela n’est pas du tout le cas si vous vous contentez de checker la turn

– une action qui fera penser à votre adversaire que vous avez manqué votre bluff.

Ainsi, non seulement votre adversaire vous mettra sur une main faible,

mais vous allez par conséquent ramasser énormément sur la river.

 

Penser à ce que votre adversaire pense

Soyez toujours attentif au type de main que vous représentez avec un check à la turn.

Une bonne mise à la river est parfaite car cela peut faire croire que vous avez rien du tout

et que vous essayez de mettre la pression sur votre adversaire.

 

Garder la valeur

Outre le fait que votre check à la turn vous évite de perdre gros face à un brelan de sept,

mais il vous fait perdre que très peu de value lorsque vous êtes devant.

Si vous raisonnez un peu plus, vous verrez que vous gagnerez encore plus en jouant de cette façon.

Cela démontre le fait qu’un bet-check-bet peut vous faire gagner gros lorsque vous possédez une grosse main.

Il y a un scénario qui vous permettra de gagner encore plus de valeur.

Disons que votre adversaire mise 1 200 à la river ( un petit peu moins que la moitié du pot).

A moins que vous soyez battu, vous pouvez même faire une sur-relance.

Si vous êtes sur-relancé vous savez quoi faire et vous devez jeter votre main.

 

Le mauvais type de joueur

Il y a une catégorie de joueur contre laquelle notre type de jeu ne peut d’appliquer, on l’appelle calling station.

Contre de tels joueurs, il est possible que vous soyez suivi sur les trois tours de mise avec une main aussi faible que QJ.

Vous avez juste à prier pour que votre adversaire n’ait pas de sept dans la main et qu’il continue de miser.

 

 

guss ce met au vert

26 mars 2008 par  
Classé dans les news, stratégie

The Great Dane ce met au vert

Rares sont les joueurs de poker professionnels qui n’ont jamais été « Brooke » au moins une fois durant leur carrière.

Je dirais même que c’est le passage obligé pour tout joueur professionnel qui se respecte car qui dit « poker », dit aussi danger et prise de risques.

Les hauts et les bas font partie du métier et il faut savoir les gérer, les analyser, pour ensuite acquérir de l’expérience et revenir encore plus fort.

Alors que nous vous rapportions il y a peine deux mois de cela que Gus Hansen avait empoché plus d’1 million de dollars en l’espace de 50 heures, ‘

The Great Dane’ confie dans un article tiré de son blog et daté du 15 mars 2008, qu’il connait actuellement une mauvaise période:

« Je n’ai définitivement pas joué  mon meilleur niveau durant ce mois de mars et c’est pour cela que mes résultats ont été extrêmement mauvais ».

Une partie de ces pertes sont, selon lui, à mettre sur le compte de la malchance:

« Je pense que je n’ai pas été particulièrement chanceux ces derniers temps durant mes parties online ».

Par conséquent, Gus Hansen a décidé de faire un pause.

Il commentera cette décision en disant : « Je pense que c ‘est le moment pour moi de faire un petit break, de m’aérer l’esprit et de rejouer le Pot-Limit Omaha sur Full Tilt lorsque j’aurai repris des couleurs et regagné de la confiance ».

Malgré cette volonté affichée, on retrouvera Hansen sur Full Tilt quatre jours plus tard pour ne plus le revoir depuis. Silence radio.

Ces deniers déboires coïncident avec le retour de David Benyamine sur Full Tilt Poker, et l’ascension du jeune Brian Hastings.

Alors que le premier faisait face à une énorme période noire qui nous a privé de le voir sur Full Tilt durant plusieurs mois,

Brian Hastings connait quant à  lui une progression fulgurante.

En effet, Brian Hastings, âgé de seulement 19 ans, aura dépassé la barre du million de dollars de gains pour ce seul mois de mars 2008.

Rencontrant les meilleurs joueurs de Pot Limit Omaha online du monde, tels que Patrik Antonius et David Benyamine, ce jeune pousse du poker mondial aura montré toute l’étendue de son poker et commence à se faire un nom parmi les meilleurs joueurs d’High Stakes.

L’autre joueur en forme n’est autre que David Benyamine qui signe son grand retour au début de ce mois de mars.

Rappelons qu’en novembre 2007, David Benyamine avait crée la sensation en avouant avoir connu un bad run qui lui aurai couté la bagatelle de 6,5 millions de dollars.

Six mois plus tard, le Français est de retour et enchaine les gros pots à une vitesse fulgurante pour ainsi afficher un gain net avoisinant le million de dollars, et cela en l’espace de six petits jours!

Alors que certains flambent à  la table, tels Benyamine et Hastings, d’autres se mettent au vert, à l’image de Gus Hansen.

Ainsi va le quotidien d’un joueur professionnel de poker.

comme quoi le poker peut montrer son mauvais coté.

par Julien Roman

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